Anouar Brahem, Quartet
Depuis près de quarante ans et avec une discographie riche désormais de pas moins de 11 albums parus chez ECM Records, Anouar Brahem n'aura cessé de remettre en jeu la tradition musicale arabe millénaire dont son oud est l’emblème le plus délicat, en la confrontant aussi bien au jazz moderne qu’aux sophistications harmoniques de l’écriture savante occidentale et aux raffinements formels d’autres cultures ancestrales orientales.
Aujourd’hui, s’appuyant sur des années d’expériences partagées, il entreprend d’engager son Quartet créé en 2009 pour l'enregistrement de The Astounding Eyes of Rita dans l’aventure d’un nouveau projet, proposant ainsi pour la première fois de revisiter ses propres territoires à travers un répertoire mêlant à quelques compositions habituelles du groupe, des morceaux empruntés à des albums plus anciens (Conte de l'Incroyable Amour, Madar, Thimar, Astrakan Café, …).
À la tête de cette formation plus vivace et créative que jamais après 10 années de complicité, Anouar Brahem jette un regard neuf sur son univers et lui ouvre d’inédites perspectives.
- Anouar Brahem : oud
- Klaus Gesing : clarinette basse, saxophone soprano
- Björn Meyer : guitare basse
- Khaled Yassine : darbouka, bendir
Anouar Brahem, Blue Maqams
Après avoir poussé très loin ces dernières années les noces entre la sophistication formelle de la musique de chambre occidentale et la richesse de la tradition musicale arabe ancestrale, Anouar Brahem renoue, dans “Blue Maqams”, avec sa fascination pour le jazz. Reprenant en quelque sorte les choses là où il les avait laissées il y a 20 ans avec “Thimar”, il a imaginé une petite formation virtuose avec laquelle il enregistrera l'album en mai 2017 à New York, articulant autour de ses retrouvailles réjouissantes avec le contrebassiste Dave Holland, l'allégresse et la sophistication harmonique du piano de Django Bates et la subtilité rythmique de la légende de la batterie, Jack DeJohnette. À partir de compositions originales alliant un grand raffinement mélodique à des structures formelles volontairement simples laissant toute sa place et sa puissance créative au geste de l'improvisateur, Anouar Brahem développe avec ce nouveau groupe un univers lyrique, à la fois d'une totale cohérence esthétique et d'une grande diversité d'humeurs. Donnant toute la mesure de son engagement rythmique et expressif, Anouar Brahem travaille simultanément sur la finesse des alliages de timbre, la délicatesse des équilibres dynamiques entre les instruments et la richesse de propositions générées par l'interaction continuelle entre ces grands improvisateurs.
En avril 2018, quelques mois après la parution du disque, le quartette entame une tournée à travers l'Europe où il se produit dans quelques grandes salles prestigieuses comme La Philharmonie de Paris, La Philharmonie de Hambourg et La Philharmonie de Munich.
- Anouar Brahem: oud
- Dave Holland: contrebasse
- Jack DeJohnette: batterie
- Django Bates: piano
Anouar Brahem, Souvenance
Jamais probablement Anouar Brahem n’est allé aussi loin dans l’équilibre entre raffinement formel et liberté expressive, lyrisme et retenue, sensualité et ascétisme, qu’avec ce nouveau répertoire qui semble synthétiser de façon idéale près de quinze ans d’une quête autant personnelle qu’esthétique d’un authentique “terrain d’entente” entre Orient et Occident. À la tête d’un tout nouveau quartet, Brahem revisite ici toutes les facettes de son univers musical à la fois mélancolique et introspectif, intégrant à sa sensibilité et à son langage instrumental indiscutablement ancrés dans la tradition arabe, l’impressionnisme du piano évanescent et coloriste de François Couturier, la sensualité pulsative de la basse électrique de Björn Meyer et le romantisme nordique, brumeux et onirique de la clarinette basse de Klaus Gesing.
Toujours plus raffinée dans ses lignes mélodiques, à la fois contemplative et subtilement narrative dans ses développements, la musique de "Souvenance" possède des qualités d’évidence, de naturel et de simplicité qui sont la marques des œuvres authentiquement inspirées.
Musique pour oud, quartet et orchestre à cordes
- Anouar Brahem : oud
- François Couturier : piano
- Klaus Gesing : clarinette basse
- Björn Meyer: basse
En quartet uniquement ou bien en quartet et orchestre à cordes
Anouar Brahem quartet, The Astounding Eyes Of Rita
Avec ce quartet, Anouar Brahem ose le choc des cultures et tisse des liens inédits entre les brumes métaphysiques du romantisme allemand, les immensités glacées du grand Nord et la clarté aveuglante du Moyen Orient.
Sur le tapis subtil et mouvant des percussions du Libanais Khaled Yassine, rehaussées par la basse électrique tout à la fois sobre, pulsative et hyper mélodique du Suédois Björn Meyer, Anouar Brahem, alternant motifs géométriques propres à la tradition arabe et exquises ornementations tout droit tirées de miniatures persanes, entrelace les lignes serpentines et sensualistes de son oud à la plainte vaporeuse de la clarinette basse de l’Allemand Klaus Gesing.
Passant de climats incantatoires et alanguis à des formes plus austères et ascétiques, les quatre musiciens, comme en apesanteur, inventent un univers onirique et cotonneux empruntant sa poésie raffinée et son sens de l’espace immensément dilaté autant au jazz nordique qu’aux traditions méditatives orientales. Cette musique rigoureuse oscille sans cesse entre pudeur et sensualité, nostalgie et recueillement.
Un magnifique voyage intimiste et spirituel au cœur du son.
"Pleyel, December 2009 (…) The concert by the Tunisian musician Anouar Brahem has just ended to a standing ovation rarely heard in this legendary venue (…) Three encores, and a hall on its feet, delirious with such rare, very rare happiness."
Hugues Blondet, La pensée de Midi - Actes Sud
"(From our special correspondent in Paris)… On the main stage at Pleyel (…) the music of the Tunisian virtuoso heated the silence of a tenacious, almost groovy Oriental vein (…) 2000 spectators breathing sighs of pleasure… At Pleyel, Brahem scored a triumph."
Philippe Cornet - Le Vif, L'Express
"Onstage, the music, delicate and finely chiselled, loses none of its fragility and leaves space for silence."
Patrick Labesse, Le Monde
- Anouar Brahem : oud
- Klaus Gesing : clarinette basse
- Björn Meyer : basse
- Khaled Yassine : darbouka, bendir